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LA REPONSE URBAINE DANS UNE VILLE MOYENNE EN MUTATION ACCELEREE BAALBECK – LIBAN (1970 – 1990)

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El-Sayed Moh’d Ali S.A. RIFAII

 

Univ.

Paris – Val de Marne

Spéc.

Urbanisme

Dip.

Année

# Pages

D.N.R.

1991

346

Il est difficile, voire impossible de cerner l’objet d’une recherche par un simple titre, celui-ci ne fait qu’indiquer son point de départ. L’expression filière de production renvoie aux différents secteurs que ce soient légaux, sur le plan juridique, ou illicites, privés ou publics. La difficulté réelle réside en fin de compte dans la définition de la production de logement, phénomène aussi complexe que l’habitat dit spontané.

La ville de Baalbeck de 40.000 h en 1980, en compte 11.000 vivant dans des logements dits illicites ou spontanés. Aux alentours de la ville de Baalbeck, se sont développés de véritables quartiers spontanés conjointement à une cité satellite (Dourris).

L’ampleur de ce nouvement aléatoire d’urbanisation de la périphérie, que l’on qualifie ici de spontané aurait pris de nouvelles dimensions plus importantes aprés l’année 1980 la population du grand Baalbeck a triplé pendant la dernière décennie et on estime que pendant la même période, plus de 80%  de logements édifiés après 1980 ( estimation faite par l’urbanisme) étaient du type spontané (hypothèse).

La question de l’urbanisation spontanée à Baalbeck n’a suscité de souci de l’administration locale que très tardivement.

Il importe de préciser que les études entreprises jusqu’à l’heure actuelle visaient la protection de l’héritage historique de la ville: “ les temples Romains “ c’est à dire le patrimoine et le tourisme. Ces études malheureusement ne concernent ni l’analyse des causes et des effets de ces zones ni le cas des habitants, en se penchant par exemple sur leur niveau de vie ou leur degré de satisfaction.

Pour exposer ce vaste problème dans ses différentes phases, nous tentons de répondre à quelques questions fondamentales déterminantes. Nous verrons d’une part la localisation des zones d’habitat spontané comme facteur étroitement liée à la division sociale, économique, confessionnelle, familiale et aux contraintes géographiques et physiques du site de la ville et d’autre part, le développement quantitatif de l’habitat spontané, son dynamisme démographique, sa restructuration et ses différenciations comme une suite à L’inégalité de distribution des revenus des différents groupes sociaux (hypothèse).

La deuxième question est celle de la nouvelle forme de production de bâtiment qui soit s’intérroger sur les rapports et les intervention entres les différentes parties : Etat promoteur, clientèle, squatters etc…, ainsi que sur l’offre et la demande de terrains et de logements.

L’analyse de la production d’habitat spontané devrait être abordée à travers l’analyse des rapports de tous les éléments cités ci-dessus dans un contexte global, sans oublier par ailleurs les transformations et les caractéristiques de la propriété foncière.

Quels rôles pourraient jouer les vastes terrains du WAQF qui entourent la cité traditionnelle?

Il faudrait s’intérroger également sur l’historique de la conjoncture économique et la prospérité relative, accompagnant l’important développement urbain, qui a eu pour impact l’étalement de l’espace occupé de la ville pour rejoindre les petites villes ou les villages voisin (hypothèse).

Notons enfin que pour cerner les différents éléments que constituent cette thèse et affiner l’analyse du développement. De cet espace concret, en mutation continue, il nous a semblé nécessaire de passer du global au particulier, du direct à l’indirect et de l’immédiat au successif.

Comment fonctionnent les rapports entre déséquilibres politiques et déséquilibres urbains?

Quelle est la nature de l’interaction entre désordre de développement spatial et désorganisation confessionnelle à travers l’espace habité?

La guerre civile constitue t-elle la cause réelle au déséquilibre politique, à la désorganisation spatiale et au désordre humain, ou leur effet?

L’habitat spontané est-il une incidence au désordre socio-spatial ou une conséquence systématique du déséquilibre politique?

En outre, ce type d’habitat fait-il l’objet d’une ségrégation socio-spatiale?

Peut-on dire qu’entre déséquilibre, désorganisation et désordre, existe un système d’interpellation et d’interchangeabilité fonctionnelle?

Ainsi, cette panoplie de questions constitue dans le même ordre le contenu de la problématique de cette thèse.