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LA PRÉSENCE DE L’OCCIDENT DANS LA PEINTURE LIBANAISE CONTEMPORAINE 1888-1989
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Adnan A.S. KHOUJA
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Univ. |
Paris XIII |
Spéc. |
Arts Plastiques |
Dip. |
Année |
# Pages |
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D.3C. |
1989 |
393 |
L'objectif de cette thèse est de tenter d’observer et d’éclaircir un côté de l'activité culturelle Libanaise représentée par les arts plastiques, qui sont distingués par une relation intime entre eux et avec les différents courants artistiques prédominants en Occident.
Les circonstances historiques qui sont nées dès la moitié du XIX éme siècle ont abouti à un ensemble de transformations dans les structures politiques, sociales et culturelles de la region, et ont contribué à dessiner les traits de l'étape à venir.
La découverte de la peinture occidentale était l’un des résultats de la découverte de l'Occident; cette découverte à abouti à un changement dans les valeurs et les conceptions artistiques, et elle a contribué à semer les grains de l'esthétique occidentale dans une société orientale. La peinture libanaise est l’un des résultats culturels du projet occidental civilisateur que I'Europe démographique a porté au moment où elle est sortie de I'Europe géographique en direction du Moyen ‑ Orient, à la fin du siècle dernier; ce qui a donné à Beyrouth le rôle d'intermédiaire commercial et culturel au début du XXème siècle.
Les missions scolaires qui se sont dispersées au Liban dès le début du siècle dernier, ont contribué à créer un changement culturel, et elles ont inauguré le chemin à l'apparition d'une génération qui sympathise avec la culture étrangère; ce qui a ouvert la voie devant l'orientalisme artistique qui a semé le premier grain de l'esthétique occidentale dans la société orientale.
L'Eglise Maronite a contribué par la suite de son adoption du tableau religieux importé, à faire estimer, et même sanctifier la peinture occidentale; ce qui s'est positivement reflété sur les premiers ateliers artistiques qui ont commencé à apparaître au Liban dans le dernier quart du siècle dernier.
A travers les cinq étapes qui constituent la peinture libanaise, dès sa naissance jusqu'aujourd'hui, se manifestent clairement les ambitions des artistes qui cherchent à prouver la puissance d'assimiler les sciences de l'Occident et de commencer l'édifice artistique Libanais.
Dans la période de l'invention (1888‑1920), se manifeste en toute clarté l'orientation technique qui cherche à prouver la puissance et la légitimité, ce qui a conféré aux oeuvres des pionniers la qualité de fondateurs d'une nouvelle orientation artistique.
Pourtant, le Mandat‑Français au Liban en 1920, a facilité l'affirmation de la présence occidentale directe. La deuxième étape (1921‑1943) s'est‑elle chargée de transposer les effets français et de fonder une orientation parallèle à celle des arts français prédominants à Paris.
La troisième étape (1943‑1964) a reflété les thèses politiques qui ont proclamé la liberté, l”indépendance et la fondation de l’Etat moderne au Liban; ce qui a centré la lumière sur le réveil culturel, à partir d'un pari civilisateur sur le rôle d'un Liban qui se développe progressivement sur le plan économique et culturel; de là, l’ouverture était le titre de la période.
Néanmoins la quatrième étape (1964‑1975) a relevé le rythme de la présence occidentale, sous le titre de modernisme et jusqu'à assimiler les plus grandes expérences non figuratives sur le plan formel et chromatique; il serait utile de signaler que la période du modernisme représente I'âge d'or de la peinture libanaise qui a réalisé une nouvelle personnalité dans la région.
La contradiction interne que la peinture libanaise a longtemps portée commence à se manifester dès la moitié des années soixante. Cette contradiction a posé des conceptions qui parlent de l’identité artistique et de la particularité culturelle. L’orientation vers le “ patrimoine” a été le titre de cette période politiquement et culturellement. Cependant , la guerre civile (1975‑ 1988) a porté beaucoup de déceptions, et a poussé beaucoup d'artistes à 1'émigration, l’absence de la saveur créative.
La véritable crise de la peinture libanaise n'a pas commencé avec la guerre civile on 1975, mais elle remonte au moment où cette peinture est née, au moment où elle a commencé ses prermières tentatives de rechercher un certain rô1e dans la réalité occidentale. Pourtant, elle ne s’est pas transformée en une affaire culturelle qui, un demi siècle plus tard , quand les véritables tentatives artistiques de recherche d'une identité avait mis ce mouvement en face des choix d'appartenance; la crise d'identité s’est évoluée en une crise de langage expressif dans les années soixante‑dix après que l’artiste libanais a délaissé la forme dans le tableau et qu'il a fait de grands pas dans le domaine de 1'abstraction et de 1'étrangeté.







