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ÉÂTRE POUR ENFANTS AU LIBAN PENDANT LA GUERRE DEPUIS 1975
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Fadwa H. NASEREDDINE
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Univ. |
Paris VIII |
Spéc. |
Arts Dramatiques |
Dip. |
Année |
# Pages |
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D.3C. |
1987 |
274 |
L’expression du “théâtre pour enfants pendant la guerre” ne veut pas dire qu’il s’agit d’un théâtre dont le thème est la guerre. Il ne s’agit là que d’une localisation temporelle . Les pièces qui feront l’objet de cette étude prouvent d’ailleurs que leurs sujets n’ont été nullement choisis en fonction de l’idée et de la continuité de la guerre bien que le titre de notre travail se prête à cette équivoque. D’autre part l’objet de ce travail n’est pas d’établir un panorama global des différentes manifestations de ce théâtre.
C’est une étude approfondie des oeuvres concues par les deux grandes troupes théâtrales travaillant pour les enfants, à savoir la troupe de “Sandouk AL’FOURJEH’ (le coffret Magique) dirigée par Najla KHOURY et la troupe du “Club Culturel Arabe” dirigée par Maha NEEME . Ce choix s’explique par le fait que ces deux troupes ont réalisé les œuvres les plus importantes et les plus représentatives de cette jeune expérience qu’est le théâtre pour enfants au LIBAN . Il a été motive également par le recours de ces deux troupes à l’adoption et à l’exploitation de ce riche arsenal que représentent l’art du conteur populaire d’une part, et le patrimoine culturel oral d’autre part .
Par ailleurs, ce travail a opté pour l’étude des œuvres de ces deux troupes parce qu’elles ont préconisé l’introduction du phénomène du théâtre expérimental dans leurs expérience tel que nous allons le voir ultérieurement ; l’emprise de ce nouveau phénomène a été remarquable, surtout dans la conception des dialogues entre “la scène” et “la salle” et dans l’attribution des rôles aussi bien aux “acteurs” qu’aux “spectateurs” .
Enfin, la raison principale expliquant le choix, est que la première troupe présentait à des “petits” des spectacles conçus, préparés et joués par des “grands”, alors que les oeuvres de la seconde troupe étaient préparées, écrites, conçues, et jouées par les “petits” s’adressant à leurs semblables .
Ce travail se divise en deux grandes parties subdivisées chacune, en plusieurs chapitres. .
La première partie sera centrée sur une étude analytique et détaillée de cinq pièces :
I. Deux pièces de Najla KHOURY
“ Qui a volé le froment? ”
“ le coq et la fiancée”
II. Trois pièces de Maha NEEME
“ la fête de l’oiseau”
“ l’école, tous les jours, l’école”
“ SALEM veut grandir”
La seconde partie a pour but d’examiner les techniques et les procédés adoptés dans ces pièces . Cette seconde partie comprend quatre chapitres et une annexe .
Le première chapitre porte sur l’étude du fonctionnement et l’évolution dramatique des personnages . Ensuite il étudie l’action qui se déroule d’une façon différente d’une pièce à l’autre .
Dans le deuxième chapitre, l’auteur traite la portée éducative et didactique des pièces analysées . A cette occasion, il établi une certaine comparaison entre les thèmes des pièces et ceux dégagés de quelques pièces dans le théâtre pour enfants en SYRIE . L’étude a été amenée à établir cette comparaison, étant donné que le théâtre pour enfants au Liban est l’œuvre de certains professionnels et de quelques troupes privées, tandis qu’en SYRIE ce théâtre est une réalisation gouvernementale, en d’autre termes c’est une sorte d’expérience étatique et politisée . La comparaison permet donc de voir l’avantage ou le désavantage de chacune de ces deux expériences dans les deux pays voisins .
Le troisième chapitre a pour sujet l’étude des procédés techniques et stylistiques retrouvés dans les cinq pièces analysées . L’étude évoque l’adoption du théâtre de marionnettes et des ombres chinoises par les troupes . Quant à la question stylistique, ce travail apporte quelques éclaircissements sur les écarts de style rencontrés dans ces pièces ainsi que sur leur fonction . La différence entre les pièces de Najla KHOURY qui ont été composées par des adultes et celles de Maha NEEME composées par les enfants eux-mêmes est étudiée .
Le dernier chapitre évoque l’adoption de l’art du conteur populaire par les organisateurs . Aux cours de ce chapitre, l’étude se réfère souvent aux définitions de cet art du conteur qui on été élaborées par Youssef Rachid HADDAD dans son ouvrage : L’art du conteur, l’art de l’acteur” .
En dernier lieu, ce travail apporte en annexe l’étude des travaux libres effectués par les étudiants de l’Institut des Beaux-Arts et par le metteur en scène Raif KARAM .







