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L’OP-ART ET LES MOTIFS ORNEMENTAUX ISLAMIQUES ÉTUDE COMPARÉE
التبويبات الأساسية
Sonia R. REDI AWALE
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Univ. |
Paris - VIII |
Spéc. |
Arts plastiques |
Dip. |
Année |
# Pages |
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D.N.R. |
1992 |
431 |
Cette étude comparative entre l’art décoratif islamique plus particulièrement géométrique – et l’Op-art occidental n’est qu’un titre parmi d’autres tout aussi séduisants que nous avons choisis et que nous essayerons de discuter, malgré notre conviction préalable qu’une telle étude représente une manière plutôt difficile d’aborder le thème Orient-Occident et ce, pour des raisons multiples dont deux semblent évidentes.
- Premièrement, l’absence jusqu’à present d’études globales et sérieuses mettant en confrontation un art occidental moderne et un art islamique, et qui peuvent nous servir de support.
- Deuxièmement, les références et les connaissances dont on dispose sur le thème Orient-Occident sont souvent rabattues sur les expériences acquises par l’art occidental.
Dans la première partie, nous avons explicité les critères importants qui ont orienté l’art islamique et qui tiennent essentiellement à l’attitude de l’artiste à l’égard de la nature et devant Dieu.
Après, on a résussi à tracer les lignes principales qui distinguaient l’art oriental de l’art occidental, à la lumière de la conception que se faisait l’un et l’autre de la nature (de la renaissance à l’impressionnisme), en suivant les thèmes tels que : l’abstraction en Islam., l’imitation dans l’art de la renaissance européenne, l’état de stabilité relative de l’art islamique, l’illusion dans l’art occidental, l’aplatissement en Islam, et la troisième dimension dans l’art occidental.
Dans la deuxième partie, nous avons élucidé une caractéristique importante de l’art islamique, rarement étudiée, malgré qu’elle représente une base fondamentale de cet art.
Il est certain que l’application des schémas géométriques comme principe essentiel de la composition, n’était pas limitée à l’art islamique car on peut la rencontrer dans un bon nombre d’arts traditionnels en Occident comme en Orient. Cependant, dans l’art islamique, cette géométrie sacrée a évolué jusqu’à l’apogée de sa logique interne.
Dans la troisième partie, nous avons élucidé l’évolution du concept cinétique dans l’art occidental et sa relation avec les découvertes scientifiques et technologiques. Sur le plan plastique nous avons suivi le trait qui a fait promouvoir l’Op-art dans les tendances artistiques qui l’ont précédé, notamment l’abstraction géométrique qui a explicité l’élément-mouvement d’une façon objective. Au moyen d’incitations visuelles abstraites, il se relie aux préoccupations psychophysiologiques.
Dans le dernier chapitre, nous sommes parvenus à mettre en evidence les affinitiés formelles entre des oeuvres émanant des deux arts. Nous avons constaté que ces affinities sont électives et conscientes chez F. Morellet, par exemple (l’un des artistes qui ont reconnu ces affinitiés) mais inconscientes chez d’autres puisque, dans ce cas, elles sont le résultat de preoccupation artistiques semblables qui ont débouché, tout naturellement, sur des expressions foncièrement apparentées.
Nous avons axé notre analyse sur les supports mathématiques adoptés par les deux arts, et dont les retombées pratiques ont généré des similitudes entre certains concepts artistiques, comme l’organisation ouverte des éléments géométriques, et la structure ondulatoire des formes à portée musicale. Toutefois, les points de rencontre de ces deux arts ne faisaient qu’exacerber leur dissemblance jusqu’à la contradiction. La géométrie, telle que rencontrée dans l’art islamique, est essentiellement divine et sacrée. Elle renoue avec la croyance du musulman à un seul Dieu bien au-dessus de la relativité, la determination, ainsi que sa croyance à un univers sans explications matérielle et scientifique, mais évoquant plutôt une composition divine tenant à la signification profonde de l’homme en tant qu’une âme, loin des lois physiques.
Ainsi, on constate que l’aspect mathématique des patterns géométriques islamiques, qui forment en réalité le support dissimulé de l’art islamique, est chargé de valeurs philosophiques et ésotériques. De là, on comprend aisément pourquoi l’artiste musulman maîtrisait les mathématiques, non seulement dans leurs dimensions géométriques, mais aussi, sinon surtout, comme étant une structure universelle consolidant la perspicacité intuitive caractérisant un veritable art.
Les tenants de cet art étaient sans doute motivés par des principes divins qui ont donné une signification profonde à leurs travaux. L’art islamique, à son tour, rejoint les anciennes, civilizations qui ont fortement alimenté, par le biais de leurs produits artistiques, les convictions divines et métaphysiques des homes.
On ne doit donc, pas perdre de vue la difference principale entre l’attitude contemporaine et celle de l’Islam, en ce qui concerne les mathématiques et les nombres. Cette différence reside, en premier lieu, dans leur origine divine incontestable, et leur aspect qualitatif. L’exemple en est des carrés magiques dans lesquels a été insufflée une dimension métaphysique.
Il en résulte, donc, que les nombres, en Islam, considérés comme des entités archétypes ne se restreignent pas à une fonction rationnelle, mais doivent être interprétés comme des moyens de connaissance, puisqu’ils se répandent dans toutes les formes et les éléments d’une façon compatible avec les découvertes de la physique moderne.







